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Nous ne serons pas à Faleyras Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Serge Duquesnoy - Photos eboo.info   
Juste avant de se rendre à Kerlabo pour y disputer la manche européenne Française, Laurent Chartrain nous avait parlé de ses inquiétudes concernant la suite de sa saison et cela en raison d’un problème récurrent de budget. Au soir de cette épreuve, même s’il n’est pas rentré dans l’une des trois grandes finales, ses performances ont été très bonnes puisqu’il termine à la sixième place des pilotes Français et prend donc des points précieux pour le compte du Championnat de France dont il occupe actuellement la 4ème place. Pourtant, Laurent ne sera pas présent à Faleyras pour cause d’un budget encore trop serré…

« A Kerlabo, vous échouez aux portes de la finale C européenne après un brillant week-end face à cette élite qui semble vraiment être un ton au-dessus. Pourtant vos performances et celles de votre Clio WRC ont été remarquées tout comme celles que vous aviez réalisées à Essay. Cela doit, tout de même vous donner, à vous et à votre équipe du baume au cœur et surtout l’envie d’aller plus loin. Que pensez-vous de ces deux premières sorties et avez-vous trouvé, un début de solution pour continuer votre saison ? »

Laurent Chartrain : « Bien évidemment, je suis très satisfait (sportivement) de mon début de saison avec cette Clio WRC « optimalement » préparée et de mes résultats à Essay et Kerlabo. Comme l’an passé à Essay, le fait de côtoyer les pilotes européens a apporté encore un peu « d’eau à mon moulin » mais ce n’est pas ce qui fera avancer les choses côté budget. J’ai quelques contacts certes mais pas du très concret pour dire, aujourd’hui, que ma saison est bouclée financièrement. J’ai eu un petit coup pouce pour Essay et Kerlabo mais il faut beaucoup plus que cela pour tenir une saison entière à ce niveau de la D1. »

« En regardant votre classement actuel au Championnat on constate qu’il ne reflète pas le « réel » puisque à Kerlabo, Jean Luc Pailler et Olivier Anne qui sont « européens » prennent les gros points du championnat. Cela vous semble t’il logique ? »

Laurent Chartrain : « Le règlement est le même pour tout le monde ! Ils sont engagés dans le Championnat et donc…ils marquent les points en rapport avec leur classement. Mais cela tronque un peu notre championnat National car ils ont, l’un comme l’autre dit qu’ils seront  présents qu’épisodiquement. Il faut donc se faire à cette situation qui n’est pas tout à fait logique... mais réglementairement bonne. »

« Sur votre Clio WRC, des partenaires ne sont plus là mais en revanche nous avons remarqué un nouveau logo d’une entreprise Alençonnaise très performante qui est aussi très impliquée dans le monde du sport automobile local. Est-ce du temporaire ou y a-t-il un vrai contact pour un éventuel partenariat ? »

Laurent Chartrain : « Notre pôle partenaires est constitué d’amis qui ont d’autres amis et qui essayent de me donner le maximum de soutien. Je tiens à les remercier tous encore une fois sachant qu’ils s’investissent personnellement déjà énormément. Les petits coups de pouces sont la bienvenue mais il faudrait vraiment un « mécène » pour nous soulager totalement et continuer cette saison 2008 que nous vivons pour l’instant comme au PMU : au course par course. »

« Vous gardez pourtant un moral à toute épreuve et le cœur à l’ouvrage pour continuer à vivre avec vos amis votre passion. Y a t’il une potion « magique » à faire absorber pour attirer vers vous d’autres partenaires ? »

Laurent Chartrain : « Je vais parler comme les « chefs d’entreprises » : la conjoncture économique actuelle est difficile et les investissements ne peuvent se faire que s’il y a au bout un retour de cause à effet. A moi donc de démontrer sur le terrain que je suis un bon vecteur de communication et donc un bon investissement. »

« Vous ne serez donc pas présent à Faleyras, ce sont des points précieux qui vont s’envoler ! Comment avez-vous pris la décision de ne pas faire ce déplacement ? »

Laurent Chartrain : « Il faut être réaliste : il vaut mieux économiser pour donner des « vitamines » à l’auto, acheter les pièces qui nous font défaut et sont absolument nécessaires sur une course plutôt que de faire ce long déplacement coûteux pour le team au risque de casser un « truc » sur l’auto sans pouvoir le changer. Bon, c’est vrai je suis un peu frustré mais un tien vaut mieux que deux tu l’auras. »